Représentation
du
corps

S

ouvent, lors d’un soin, le patient, émerveillé de découvrir la complexité des relations entre les divers blocages repérés, s’exclame : « Le corps, c’est quand même une sacrément belle mécanique ! ».

Il espère de cette manière montrer qu’il comprend cette complexité du corps. Mais il la comprend comme on le lui a enseigné. Le corps tel que nous l’avons appris est une construction mécanique composée de couches reliées entre elles : os, muscles, organes, système nerveux, système circulatoire, etc …

Cette conception analytique du corps, qui le découpe en morceaux de plus en plus fins, ne rend pas compte de la réalité parce qu’il omet ou minimise les relations entre les parties, entre les parties et le tout, entre le tout et son environnement.

Le corps n’est pas une mécanique. Il est vivant, c’est-à-dire dans un mouvement permanent d’échanges, et sensible, c’est-à-dire toujours en relation. Pour soigner et comprendre les causes d’un problème, nous devrons prendre en compte cette réalité en utilisant une approche globale et sensible du patient.

Corps   global

L

e corps n’agit ni ne réagit par partie. Si votre main bouge, tout votre corps bouge. Si votre intestin se contracte, le ventre et le dos aussi. Si votre pied se tord, la torsion se propage au moins jusqu’au bassin. Si votre bassin n’est pas équilibré, ce déséquilibre va se répercuter au niveau des épaules. C’est pourquoi ça n’a pas de sens de ne soigner qu’une cheville quand on s’est tordu le pied. On prendra toujours en compte les répercussions le long des chaînes musculaires, articulaires, nerveuses etc …

Corps   en   Mouvement

Corps   sensible

L

e corps n’est pas séparé de l’esprit ni du cœur. Somatiser ne veut rien dire. Il n’existe rien qui ne soit psychosomatique. Il n’existe pas de pensée sans émotion, ni d’émotion sans réactions corporelles. La chaîne de causalité n’est pas à sens unique.

Un même symptôme peut avoir des causes :
- externes (accident, position longue, répétition de gestes)
- internes (métabolisme, émotions)

L

e mouvement, c’est la vie, c’est la santé. Tout blocage du mouvement, quel que soit le niveau (articulaire, musculaire, ligamentaire, énergétique, émotionnel, psychologique), est pathologique.

Pour soigner, on cherche là où le mouvement bloque et on remet en mouvement.

Nous ne naissons pas égaux. Chaque personne est unique et aussi différente à l’intérieur (physiquement, par exemple) qu’à l’extérieur (apparence physique). Chacun à son histoire, ses bagages, ses chaînes. Il faut se méfier des schémas préconçus (le savoir, l’expérience) et observer la réalité de la personne. Soigner, ce n’est pas analyser ou déduire, c’est observer, découvrir et constater.

Le corps n’aime pas la violence. Il n’y a pas besoin de force pour soigner. On travaille toujours dans le sens du corps qui cherche par lui-même à retrouver son équilibre et sa position normale. Ce sont les tensions des tissus (muscles, tendons, ligaments, fascias) qui maintiennent le blocage. Un squelette n’est pas bloqué. Il faut juste donner un coup de pouce.

 

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