Principes
du
mouvement
interne

S

i je pose mes mains sur le corps, je peux ressentir de nombreux mouvements internes : battements du coeur, mouvements de l’estomac, des intestins, mouvement respiratoire etc…

La méthode de soin proposée se fonde sur la perception d’un mouvement interne appelé Mouvement Respiratoire Primaire (MRP) en ostéopathie. Nous continuerons d’en parler comme simplement le mouvement interne.

Il va permettre à la fois de diagnostiquer les problèmes :

  • les blocages : absence de mouvement
  • les compressions : mouvements inverses
  • les mouvements anormaux : torsions, déplacements

… et de les résoudre en redonnant un mouvement manquant ou en corrigeant un mouvement anormal.

Base physique du mouvement interne

S

elon certains chercheurs, il est généré par la circulation du liquide céphalo-rachidien.

Ce liquide sert entre autre à protéger le système nerveux central. Il monte et descend à un rythme de 6 à 12 fois par minute. Il circule à l’intérieur d’une membrane, la dure-mère qui s’attache à l’intérieur des vertèbres et du crâne.

Cette thèse est discutée par d’autres chercheurs qui attribuent la transmission du mouvement aux fascias. Cependant, ces discussions sur l’origine du mouvement interne ne retire rien à la réalité de son existence.

La première phase du mouvement sera appelée extension. Cette phase d’extension entraîne tout d’abord un mouvement ascendant des vertèbres.

Il se transmet aux côtes qui s’élèvent à l’arrière et s’abaissent vers l’avant en même temps que le sternum.

Les omoplates se déploient en rotation externe et propagent le mouvement aux bras qui s’ouvrent vers l’extérieur jusqu’au bout des doigts.

En montant par les cervicales le mouvement se transmet aux os du crâne depuis l’occiput jusqu’au frontal.

En descendant à partir de la base du sacrum le mouvement descend dans le coccyx, se déploie dans les hanches qui s’ouvrent vers l’avant puis continue en ouvrant les jambes jusqu’aux orteils.

La deuxième phase du mouvement qu’on appelle flexion se propage à la suite et en sens inverse de la flexion.

Dans les os longs le mouvement interne se propage sous la forme d’un mouvement spiralé.

Relation entre mouvement interne et émotions

C

omme ce mouvement interne est profond, il est en relation avec notre vie émotionnelle.

Concrètement, en cas de surtension émotionnelle, ce mouvement va se bloquer, ou devenir imperceptible, ce qui, pour nous reviendra concrètement au même : nous ne pourrons plus percevoir ni libérer les blocages du patient, donc nous ne pourrons plus le soigner.

Pour remédier à cet état de fait, nous devons comprendre les causes possibles du blocage et savoir relancer ce mouvement interne

Causes de blocage du mouvement interne

Surtension émotionnelle

Selon la sensibilité de la personne, le blocage dû à une surtension émotionnelle se produira lors d’un accident de voiture, par exemple, et l’on parlera alors d’état de choc, ou … en serrant la main de quelqu’un qui ne va pas bien. Difficile alors de juger des causes émotionnelles en constatant simplement un blocage du mouvement interne.

Nous pourrons cependant constater que pour certaines personnes, il faudra relancer ce mouvement plusieurs fois durant la séance de soin, ce qui indique sûrement un état d’hypersensibilité qui peut être lié soit à des circonstances passagères (stress dans la vie personnelle ou professionnelle), soit à la nature de la personne.

Relation de soin

Il nous arrivera peut-être de constater des difficultés inexpliquées à soigner certaines personnes qui peuvent être dues à notre relation de soin. Comme dans toute relation, nous pourrons entrer plus ou moins en résonance avec la personne, ressentir des affinités ou au contraire des répulsions particulières qui peuvent interférer avec notre capacité de percevoir, soit en bloquant notre propre mouvement interne du fait de nos émotions, soit en bloquant celui du patient à cause de nos intentions, soit enfin en faisant résonner chez le patient des émotions profondes.

Afin d’éviter ces problèmes, il est essentiel de conserver une attitude neutre dans la relation de soin.

Médicaments

Les médicaments tels que les analgésiques puissants, les neuroleptiques, les antidépresseurs, les somnifères, les anxiolytiques, bref tous les médicaments qui visent à endormir le corps peuvent bloquer le mouvement interne.

Appareil dentaire

Certains appareils dentaires placés sur la mâchoire supérieure bloquent le mouvement interne en bloquant le mouvement naturel du crâne.

Vêtements

Certaines matières bloquent le mouvement interne naturel du corps. C’est le cas par exemple des tee-shirts ornés d’une impression plastifiée sur la poitrine. Depuis quelques années de plus en plus de vêtements entraînent des blocages quand ils sont portés à même la peau. Cette croissance correspond à l’utilisation courante des nanomatériaux dans l’industrie textile et semble liée.

Les chaussures peuvent entraîner des problèmes de pied (brûlure de la voûte plantaire, douleur des talons, blocage du pied) quand les matières utilisées pour la semelle surtout bloquent le mouvement naturel du pied.

Conséquences

Lunettes

Dans le même temps que je remarquai la multiplication des tissus « bloquant », j’ai eu plusieurs appels de patients qui s’inquiétaient des problèmes que leur posaient leurs lunettes : rougeurs autour des yeux, sensation de voir à travers l’eau, maux de têtes, etc.

J’ai ainsi pu vérifier avec eux ainsi qu’avec des opticiens que certaines paires de lunettes bloquaient le mouvement interne. Je n’ai malheureusement pas pu déterminer la cause faute de données de composition précise, mais il me semble que l’hypothèse de l’utilisation des nanomatériaux me paraît la plus plausible.

Electromagnétisme

Texte à venir

M

ais hormis l’empêchement de soigner, quelles sont les conséquences d’un blocage du mouvement interne. Rappelons tout d’abord que ce blocage est un processus normal de protection par rapport à une surtension émotionnelle. Il permet une forme de mise à distance des émotions ressenties, ce qui, provisoirement, peut être nécessaire et bénéfique.

Le problème des conséquences néfastes ne se posera donc que si la situation de blocage perdure. C’est possible après de gros chocs émotionnels, ou dans des environnements très stressant, … ou si des médicaments, vêtements, appareil dentaire ou lunettes contribuent à le maintenir.

Dans ce cas, on peut considérer que la personne n’est plus en relation avec ses émotions, qu’elle n’est plus capable de les vivre pleinement. C’est ce qu’on appelle familièrement « marcher à côté de ses pompes ». Cette situation est d’autant plus grave pour des enfants ou des adolescents car elle risque d’empêcher le développement normal de leur vie affective.

Texte à venir (et métabolisme ?)

Absence de mouvement

Blocage

Quand on constate une absence de mouvement sous les mains, on vérifiera d’abord s’il s’agit d’un blocage en cherchant le mouvement interne sur une autre zone du corps. Si on a trouvé le mouvement interne c’est que le blocage est localisé.

Dans ce cas on essaiera de redonner un mouvement dans la phase d’extension, sans forcer et en restant à l’écoute du corps.

La force nécessaire à appliquer est difficile à définir, car elle dépend de nombreux facteurs. La force et la profondeur du blocage dépendent :

  • De la force qui a engendré le blocage (accident, charge très lourde)

  • De son ancienneté

  • De la charge émotionnelle

Ne pas forcer est essentiel, surtout en cas de cause émotionnelle. Le corps peut légitimement refuser de se débloquer pour conserver la protection du blocage quand l’esprit n’est pas prêt à en affronter la cause. C’est le fonctionnement normal d’un traumatisme.

Relance du mouvement interne

Quand on s’est aperçu d’un blocage du mouvement interne du patient, la première chose à vérifier est que notre mouvement interne ne soit pas bloqué. Ce qui est très courant.

On commencera pas relancer son mouvement avant celui du patient. Pour cela on peut :

  • Mobiliser L3 (main droite), D4, D1 (main gauche), C4 (avec L3) en impulsant trois brefs mouvements ascendants.

ou

  • Mobiliser la boîte crânienne en suivant la ligne des pariétaux d’avant en arrière.

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