La
Relation
de
soin

Soigner   c’est   toujours   être   en   relation

 

O

n est toujours deux

Texte à venir

Le  patient a  toujours  raison

N

ous partirons toujours de ce que le patient ressent par lui-même sans prendre en compte dans un premier temps les diagnostics ou interprétations donnés par d’autres. Puis nous vérifierons que rien n’indique une lésion dans les examens déjà effectués : la technique proposée ne permet pas de réparer ce qui est abîmé !

Ayant vérifié que nous pouvons peut-être faire quelque chose, nous serons attentifs au ressenti du patient qui a souvent « une impression » concernant l’origine du problème. Mon expérience professionnelle m’a permis de constater que le patient avait, étonnamment, quasiment toujours raison.

Peut-être est-il spécialement bien placé pour se rendre compte du problème ? …

Observer   et   Écouter

  1. Apprendre à percevoir

    Comment poser ses mains sur le corps ?
    il n’y a pas de mais
    je crois, j’ai l’impression que…
    je ne sais pas

  2. Les dangers de la volonté

    On ne soigne pas en imposant sa volonté, on soigne en écoutant avec les mains et en suivant le mouvement du corps. La capacité de soigner c’est d’abord la capacité d’écouter.

    L’art et le secret de cette technique, c’est trouver la juste place dans la relation qui nous permettra à la fois d’observer et d’écouter.

  3. Trouver le point neutre

    Pour observer les choses telles qu’elles sont, et non telles qu’elles devraient être pour correspondre à notre savoir et à notre expérience, il faut trouver un point d’observation neutre dans lequel notre pensée n’intervient pas.

    Alors seulement nous pourrons percevoir la réalité toujours unique de chaque personne, de chaque situation.

  4. Diriger son attention

    Pourtant observer c’est aussi diriger son attention, de la même façon qu’on balaye une pièce du regard. On pourra ainsi balayer l’espace interne du corps de manière plus ou moins profonde.

    Observer, c’est aussi trier parmi les informations perçues. Nous retiendrons par exemple la perception du mouvement interne et ignorerons les battements du coeur ou les spasmes intestinaux.

Respecter   le   corps

Le corps a toujours raison :

il est impératif de partir de ce prémisse pour garantir l’efficacité et les bénéfices du soin. Le corps sait ce qui est bon pour lui et le manifeste quand on veut bien l’écouter. Notre manière d’intervenir dans le processus de guérison consiste seulement à favoriser un processus que le corps tente de réaliser. C'est ce que j’appelle « donner un coup de pouce ».

Prenons un exemple concret pour illustrer notre propos. Comment remettre en place une hanche déboîtée ?

Après avoir diagnostiqué le sens du déboîtement par l’observation des mouvements internes de la hanche et de la cuisse, je vais exercer une traction progressive et douce de la cuisse dans la direction du bas du corps, afin de permettre un relâchement du blocage généré par le déboîtement.

Si j’ai repéré un déboîtement antérieur, j’infléchis légèrement le mouvement vers l’arrière, et j’écoute : si je ne me suis pas trompé dans mes observations, le corps prend le relai et m’indique par le sens de son mouvement interne le chemin à prendre pour remettre en place la tête du fémur.

Il ne me reste qu’à suivre son mouvement en ramenant la cuisse vers le bassin pour finir le travail. Le corps m’indique que la remise en place est faite par l’arrêt du mouvement de recherche et la reprise du mouvement normal.

 

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