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Introduction

J

e me promenais un jour à l’ile aux moines en famille et nous avions pris de l’avance, ma fille de douze ans et moi, quand soudain elle se tordit la cheville. Comme nous avions un peu de temps devant nous, je n’ai pas « réparé » sa cheville moi-même comme je l’aurais fait d’habitude : je lui ai proposé de le faire par elle-même. Je l’ai donc guidé pour lui dire où poser ses mains, quoi observer, vérifier puis comment agir. Mais sans intervenir directement, sinon pour vérifier. Et donc elle s’est remise la cheville en bon état et nous avons pu continuer la promenade sans soucis.

Voilà ce qui m’a donné l’idée de ce livre : je sais qu’il est possible de soulager des douleurs en utilisant simplement les capacités sensibles des mains. Je sais que ces capacités sont beaucoup plus partagées qu’on ne le pense. J’ai eu depuis d’autres occasions de le vérifier.

Tous les jours je rencontre des gens qui souffrent, parfois depuis des années, et que quelques gestes doux suffisent à soulager. Ah, s’ils avaient connu avant les gestes pour soulager leurs douleurs, me dis-je !

Je ne vois pas de raison de garder pour moi ces possibilités de soulager. Je souhaite partager, diffuser les bases de cette approche afin que le plus de monde possible puisse se l’approprier et l’utiliser pour sa famille, ses amis ou soi-même.

Ce livre n’a aucune prétention médicale, ni scientifique. Ce n’est pas une nouvelle méthode, ni un concept ! C’est une approche qui doit permettre de découvrir par soi-même que faire pour soulager des douleurs. Comment est-ce possible ?

Il faut savoir deux choses :

Les mains sont un organe perception au même titre que la vue ou l’ouïe. Nous nous garderons de confondre perception avec intuition, croyance ou illusion. Si vous voyez une table devant vous, vous considérez qu’il s’agit d’un objet réel. Votre voisin peut d’ailleurs vous le confirmer s’il n’est pas aveugle ou très myope. De la même manière vous pouvez apprendre à percevoir avec vos mains la position d’une vertèbre et savoir si elle est en torsion ou déplacée. Si votre voisin n’est pas aveugle des mains, il pourra vous le confirmer.

La vie est mouvement. Le corps est en mouvement permanent. Tout arrêt ou manque de mouvement indique un problème. Pour résoudre le problème, il suffit de redonner le mouvement manquant. Reprenons l’exemple de notre vertèbre. Quand nous percevons la torsion de la vertèbre, il ne s’agit pas d’une position figée. La vertèbre oscille au rythme du mouvement interne en cherchant à retrouver sa position d’équilibre. Au moment ou l’oscillation cherche à ramener la vertèbre dans sa position normale, nous accompagnerons le corps par un geste doux et précis pour l’aider à se rétablir. Quand la vertèbre reprend sa place, nous percevons le relâchement musculaire qui manifeste le soulagement du corps.

Nulle force n’est nécessaire. Nous ne risquons pas de faire de mal, car nous partons d’une observation objective et que nous travaillons dans le sens du corps.

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